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Actualité, législation et normes pour l'équipement des professionnels

Certification NF environnement : explications


La marque NF Environnement à été crée en 1991. Il s’agit d’une certification délivrée par AFNOR Certification qui distingue les produits dont l'impact sur l'environnement est réduit a performances d'usage égales avec les autres produits.
Pour obtenir la marque NF Environnement, le produit doit être conforme à des critères écologiques et d'aptitude à l'usage. Ces critères sont le résultat de négociations entre les industriels, les associations de consommateurs et de protection de l'environnement, les distributeurs et les pouvoirs publics.
L'usage des produits porteurs de la marque NF Environnement, comme ceux porteurs de l'Eco-label européen est le fait de consommateurs éco-responsables.

A quoi sert la marque NF environnement ?


Pour le consommateur :

Elle permet de distinguer des produits ou des services plus respectueux de l’environnement. Ses critères garantissent l’aptitude à l’usage des produits et une réduction de leurs impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie.
Elle concerne à la fois le produit et son emballage. 
La marque NF Environnement atteste de la conformité des produits et/ou services aux exigences précisées dans les référentiels de Certification. A chaque catégorie de produits ou services correspond un référentiel.

Pour le fabricant :

Elle permet de traduire une volonté de vendre des produits avec un impact positif sur l’environnement et de se différencier de la concurrence.  



La marque NF environnement est-elle une norme ?

 
Même si elle fait référence à des normes, notamment pour les spécifications d’aptitude à l’usage, la marque NF Environnement ne constitue pas une norme.
Sa spécificité est de tenir compte des impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie des produits, c’est-à-dire d’intégrer des critères qui dépassent largement le champ des spécifications techniques des normes.
En outre, la marque NF Environnement fait toujours l’objet d’une certification par tierce partie alors qu’il existe de nombreuses normes ne le prévoyant pas.

Cela explique pourquoi la marque NF Environnement est composée des référentiels qui, sont en termes d’exigences supérieurs aux normes

Sur quels produits ou services la marque NF environnement s’applique t-elle ?

La marque NF Environnement s'applique aux produits et services destinés aux consommateurs ou aux utilisateurs professionnels.
Elle peut être apposée sur les produits et les services qui satisfont aux critères figurant dans les référentiels de certification applicables à chaque catégorie.
Sont provisoirement exclus du champ d'application de cette marque les produits pharmaceutiques, les produits agroalimentaires et le secteur automobile.
Il existe aujourd'hui 50 catégories de produits ou services susceptibles de recevoir la marque NF environnement.

Qui choisit ces catégories ?

AFNOR Certification ne décide pas seule des catégories de produits couverts par la marque NF Environnement. Elle s’appuie sur une instance consultative, le Comité Français des Ecolabels, composée de 17 membres répartis en quatre collèges.

1) Collège industries et distributeurs composé de 6 membres représentant les professions et les entreprises.
2) Collège associations composé de 6 membres représentant les associations de protection de l'environnement et de défense des consommateurs.
3) Collège administrations composé de 3 membres représentant les Ministères chargés de l'Environnement, de l'Industrie et de la Consommation.
4) Collège organisme technique composé de l’ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie).

Cette composition assure la parité entre le collège industries et distributeurs et le collège associations.


Quel est le processus d’élaboration d’un référentiel NF environnement?

Le Comité des Ecolabels est constitué de représentants des professionnels, de la défense des consommateurs et de protection de l’environnement, des pouvoirs publics, d’un représentant de l’ADEME et d’AFNOR Certification.

Il émet un avis sur :

  • Les projets de règlements et les modifications à apporter aux règlements de certification.
  • Les décisions à prendre, lorsque le secrétariat du Comité le sollicite, en particulier en ce qui concerne l’accord, le refus, le maintien, la suspension ou le retrait du droit d’usage de la marque NF environnement.
  • Les régimes financiers de la marque NF environnement.
Si le Comité Français des Ecolabels juge le développement intéressant, une étude d’opportunité est faite. Elle prend en compte :


  • des éléments techniques (sur la base d’une approche cycle de vie)
  • des éléments économiques (étude de marché).

Un groupe de travail est mis en place qui regroupe les fabricants, les parties prenantes.
Les critères sont discutés dans ces groupes de travail.
Une fois le référentiel préparé, une enquête est lancée auprès des membres du CFE (Comité Français des Ecolabels) et de l’ensemble des parties prenantes.
Ses résultats sont dépouillés, et le CFE se positionne sur un projet de référentiel final.

Qui assure la gestion de la marque NF Environnement ?


AFNOR Certification est chargée d’exploiter la marque NF Environnement.
Pour certaines applications, après accord du Comité Français des Ecolabels, AFNOR Certification peut mandater un organisme qui procède, dans le cadre des règles définies dans son mandat, à des opérations concourant à la certification. L’organisme ainsi mandaté notifie aux demandeurs et titulaires les décisions concernant les droits d’usage de la marque NF Environnement pour les produits ou services désignés en annexe au contrat qui le lie à AFNOR Certification, dans le cadre des Règles générales de la marque NF Environnement et de la (des) Règle(s) d’application qui s’y rapporte(nt).

Détecteurs de fumées (DAAF) : détail de la norme EN 14604.

Le 10 Février 2009 l'Assemblée Nationale a adopté un amendement visant à rendre obligatoire l'installation de systèmes de sécurité (DAAF) permettant la détection de fumée. Un délai de cinq ans sera imposé pour équiper les logements. Il sera suivit d'un décret d'application.

Depuis la loi du 23 Février 2010, les détecteurs de fumée devront être installés dans les logements d’ici à 5 ans.

Les détecteurs de fumée doivent comporter le marquage CE et être conformes à la norme EN 14604.

Les détecteurs de fumées ne répondant pas à la norme EN 14604 ne sont pas commercialisables.

La Norme Européenne EN 14604 a été élaborée dans le cadre de la mise en œuvre de la directive européenne 89/106/CEE pour venir à l'appui des exigences de cette directive transposée en droit français par le décret n° 92-647 du 8 juillet 1992 modifié.
  
Les nouveautés que suppose cette norme :

•    La durée de vie de la pile est de 1 an minimum (test de 10 secondes hebdomadaire inclus).
•    Le signal pile faible doit être émis pendant 30 jours au minimum.
•    Si le signal de pile est faible, obligation de pouvoir émettre une  alarme pendant 4 minutes minimum.
•    Pas de limite pour interconnecter des détecteurs (uniquement selon les recommandations du constructeur).
•    Des tests spécifiques sont à faire pour l’installation dans un camping car.

Les certifications NF et EN 14604 (marquage CE 0333), garantissent :

•    la qualité et la sécurité des produits ;
•    la simplicité d'installation ;
•    l'efficacité de la détection ;
•    la résistance aux perturbations de l'environnement ;
•    un niveau du signal d'alarme suffisamment élevé pour réveiller une personne endormie ;
•    une alerte de fin de vie de la pile.

Attention : Les détecteurs ioniques sont interdits dans les habitations en France, donc vérifiez bien que votre détecteur soit un détecteur de fumée optique.

Obligation de placer un détecteur de fumées dans les logements

Plus de 5 années après sa proposition, le texte rendant obligatoire l’installation de détecteurs avertisseurs autonomes de fumée (DAAF) dans tous les logements, adopté le 25 février 2010, a été publié au Journal Officiel le mercredi 9 mars 2010. (voir l'article officiel)

Le texte précise que c’est à l’occupant des lieux, qu’il en soit ou non le propriétaire, qu’il incombe d’installer et de veiller à l’entretien et au bon fonctionnement du dispositif. Il faudra notifier son installation à l’assureur.
Toutefois, pour les locations saisonnières, les meublés, les logements de fonction et les foyers, l’entretien reviendra au propriétaire selon des modalités qui seront définies par un décret à paraître. Ce décret fixera également les mesures de sécurité à mettre en œuvre par les propriétaires dans les parties communes des immeubles pour prévenir le risque d'incendie. Le délai prévu pour l'installation dans tous les logements est de 5 ans.

Quelle est la fonction première de ce dispositif ?

L’objectif de ce dispositif sera tout simplement d’avertir les occupants d’un logement en cas d’incendie par un signal sonore (85 décibels), notamment lorsqu’ils seront en sommeil. Ils seront ainsi avertis de la présence de fumé toxique, difficile à détecter et qui plus est dangereuse. Les décès dû à des incendies représentent 800 morts par an.

Y’a-t-il un endroit approprié pour le disposer ?

L’idéal, c’est de positionner l’appareil au plafond, dans le couloir menant aux chambres, de façon à ne pas avoir de difficulté à entendre le signal. Ensuite, il faut analyser par vous-même les risques liés par exemple à une chambre de fumeur qui pourrait déclencher l’alarme, ou alors près d’une cheminée.
Il en va de même, pour l’installation dans une salle de bain ou dans une cuisine, les vapeurs ou les fumées de cuisson sensibiliserait le dispositif.

Il existe 3 différents types de détecteurs sur le marché :
- détecteurs de fumées optique (DAAF)
- détecteurs de chaleur
- détecteurs ioniques (proscrit en France)

Quelques règles d’évacuation en cas d’incendie :
S'il n'y a pas de fumée, visualiser la source de l'incendie :

Si c'est un feu d''huile :

NE JAMAIS JETER D'EAU SUR DE L'HUILE.
• Couvrir la bassine avec le couvercle ou,
• Placer une couverture anti-feu ou une serpillière en se protégeant les bras.
• Couper le gaz, éteindre la hotte.
Si c'est un feu électrique :

TOUJOURS COUPER LE COMPTEUR ELECTRIQUE.
• Envoyer de l'eau sur les flammes.

L'idéal est dans tous les cas d'avoir à porté de main :
• Un extincteur à eau ou à CO2 ou
• Un aérosol à fonction extinctrice.
• En dernier ressort un extincteur à poudre en sachant que celui-ci fera des dégâts lors de son utilisation.


S'il y a de la fumée et que la visibilité est réduite :

Vous habitez en pavillon, il n'y a pas de temps à perdre :

• Fermer la porte ou le feu à pris.
• S'il y a beaucoup de fumée, marcher à 4 pattes, au niveau du sol, la visibilité est meilleure et l'air est plus frais.
• Evacuer la maison avec toute la famille.
• Fermer votre porte d'entrée et appeler les pompiers, le 18.

Vous habitez en appartement et le feu a pris chez vous, il n'y a pas de temps à perdre :

• Fermer la porte ou le feu à pris.
• S'il y a beaucoup de fumée, marcher à 4 pattes, au niveau du sol, la visibilité est meilleure et l'air est plus frais.
• Evacuez l'appartement avec toute la famille.
• Fermer votre porte d'entrée.
• NE PRENEZ JAMAIS L'ASCENCEUR.
• Prenez l'escalier en prévenant vos voisins à chaque pallier.
• Appelez les pompiers, le 18.

Vous habitez en appartement et le feu a pris dans l'immeuble, il n'y a pas de temps à perdre :

• S'il n'y a pas de fumée dans la cage d'escalier, évacuer votre appartement.
• NE PRENEZ JAMAIS L'ASCENSEUR.
La porte d'entrée de votre appartement est chaude ou de la fumée passe sous celle-ci:
• Placer des linges mouillées tout autours de la porte et la refroidir avec de l'eau.
• Emmener votre famille vers une fenêtre donnant sur la façade de l'immeuble.
• Appeler les pompiers, le 18 et signalez vous vers l'extérieur.

Normes des casques de protection EN397 et EN812

Dans l’exercice de certains métiers, le port du casque de protection est obligatoire afin d’assurer un minimum de protection à la tête, c’est notamment le cas sur les chantiers ou dans certaines industries.

Le casque permet de
protéger la partie supérieure du crâne principalement contre les risques de choc et de perforation provoqués par des chutes d’objets, des heurts contre des objets fixes ou par la chute de la personne elle-même.

Lors des risques liés aux chutes d’objets, le casque joue
3 rôles essentiels :
-
rôle anti pénétration: renforce la boîte crânienne
-
rôle amortisseur: absorbe les chocs
-
rôle déflecteur: faire dévier la trajectoire de l’objet en chute

Le casque peut encore être utile face à d’autres dangers, tels que les projections de liquides (chimiques), de métal en fusion ou encore pour résister aux flammes.


Il existe
2 normes européennes principales régissant la fabrication et les marquages des casques de protection :

-
la norme EN397 précise les exigences physiques et de performance, les méthodes d'essai et les exigences de marquage des casques de protection pour l'industrie.
Les exigences obligatoires s'appliquent aux casques de protection d'usage courant utilisés dans l'industrie. Parmi les exigences obligatoires :
  • L’absorption des chocs : une masse percutante de 5 Kg (+/- 0.1Kg) est lâchée sur le sommet de la calotte du casque à une hauteur de 1000 mm (+/- 5 mm)
  • La résistance à la pénétration : une masse percutante de 3 Kg (+/- 0.05 Kg) aux caractéristiques particulières est lâchée sur le sommet de la calotte du casque à une hauteur de 1000 mm ; on note si l’on constate un contact entre la pointe et fausse tête.
Chaque casque doit porter un marquage moulé ou imprimé donnant les indications suivantes :
- le
numéro de la présente norme européenne,
- le
nom ou le repère d'identification du fabricant,
- l'année et le trimestre de fabrication, - le type de casque,
- la
taille ou la plage de taille.


Les marquages complémentaires mais facultatifs :
• Très basses températures : -20°C ou -30°C, selon le cas
• Très haute température : + 150°C
• Isolement électrique : 440 V c.a.

• Déformation latérale : LD

• Projection de métal en fusion : MM


-
La norme EN812 : Casquettes anti-heurt pour l’industrie

Cette
norme spécifie les exigences physiques et de performance, les méthodes d’essai et les exigences de marquage des casquettes anti-heurt pour l’industrie. Les casques anti-heurte visent à protéger le porteur de chocs éventuels pouvant être porté à sa tête par des objets durs et immobiles, cependant ils ne sont pas préparés contre les chutes d’objets ou de charges en suspension. Une casquette anti-heurt n’est pas destinée à protéger des effets de la chute d’objets et ne doit en aucun cas se substituer à un casque de protection pour l’industrie.

Normes de sécurité des protections individuelles contre le bruit : NF EN 352 et Décret n°2006-892

Dans le cadre de certains métiers, le bruit peut constituer un danger pour le travailleur soumis à des sons de forte intensité et ceux de façon continue. Les méfaits qui en découlent sont souvent trop méconnus et négligés. Différents dispositifs permettent de remédier à ces risques, tel que les casques antibruit ou les bouchons d’oreille.

Les casques de protection antibruit
sont composés de coquilles munies d’oreillettes souples, relié par un arceau qui s’applique sur la périphérie de l’oreille. Ils sont recommandés pour un port intermittent.
Les bouchons d’oreilles
s'introduisent directement dans le conduit auditif pour enobturer l’entrée. Ils sont recommandés pour un port continu.

Ce qu’il faut savoir à propos du bruit :


Le
bruit provient des vibrations (ondes) créées dans un milieu ambiant comme l’air, et qui est plus ou moins aigu ou grave. Cela dépend de la fréquence exprimé en hertz.
La fréquence, est le nombre de vibration par seconde émises (Hz = 1 vibration par seconde). Les sons aigus ont une fréquence haute et les sons graves ont une fréquence basse.
L
’intensité du son s’exprime en décibel (dB). C’est l’exposition à une forte intensité qui peut provoquer des dommages au système d’écoute, dont la gravité peut aller jusqu’à la surdité.

Afin de
protéger les professionnels, régulièrement confronté aux nuisances sonores pouvant endommager leur appareil auditif, plusieurs règles ont été édictées :

La réglementation relative à l’exposition des travailleurs aux bruits a évolué, depuis la transcription de la
directive européenne 2003/10/CE par le décret n°2006-892 du 19 juillet 2006. Les seuils d’exposition ont été abaissés de 5 dB, en conséquence, le premier seuil à partir duquel une action est requise est de 80 dB, pour 8h d’exposition maximal (voir les seuils de dB).

Cela implique donc de la part de l’employeur de
mettre à disposition de son employé des protecteurs auditifs individuels. Lorsque l’exposition au bruit égale ou dépasse 85 dB, les travailleurs utilisent des protecteurs auditifs individuels.

Cette nouvelle directive introduit également la notion de
valeurs limites d’exposition, énonçant que le travailleur ne doit pas dépasser les valeurs limites d’exposition de 87 dB.
Pour l’application des valeurs limites d’exposition, la détermination de l’exposition effective du travailleur au bruit tient compte de l’atténuation assurée par les protecteurs auditifs individuels portés par le travailleur.



Afin de contrôler les protecteurs de l’appareil auditif, plusieurs normes ont été édictées. Parmi elles, la norme NF EN 352 qui régit les Protecteurs individuels contre le bruit (PICB) :

- EN352-1 : Partie 1 : serre tête


Cette norme spécifie les exigences en matière de construction, de conception, de performances et de marquage des serre-tête ainsi que les informations destinées à l’utilisateur. Elle prescrit en particulier que l’affaiblissement acoustique des serre-tête est mesuré conformément à l’EN 24869-1. Cette norme ne traite pas des coquilles destinées à être montées sur un casque de sécurité industriel ou intégrées à un casque.


- EN352-2 : Partie 2 : bouchons d’oreilles



Cette norme établit les exigences en matière de construction, de conception, de performances et de marquage des bouchons d’oreille ainsi que les informations destinées à l’utilisateur. Elle impose en particulier une déclaration de l’affaiblissement acoustique des bouchons d’oreille, mesuré conformément à l’EN 24869-1.

- EN352-3 : Partie 3 : serre-tête monté sur casque de protection pour l’industrie


Cette norme spécifie les exigences en matière de construction, de conception, de performances et de marquage des serre-tête montés sur casque de sécurité industriel conforme à l’EN 397 ainsi que les informations destinées à l’utilisateur. Elle prescrit en particulier une déclaration de l’affaiblissement acoustique des serre-tête montés sur casque, mesuré conformément à l’EN 24869-1. Du fait qu’un même modèle de serre-tête peut être monté sur différents modèles ou tailles de casques de sécurité industriel, la présente partie de la norme définit une série d’exigences physiques et acoustiques en fonction du modèle ou de la taille de casque sur lequel le serre-tête est monté. Les exigences s’appliquent en totalité à la combinaison de base, c’est-à-dire aux serre-tête montés sur l’un des modèles ou l’une des tailles de casque spécifiées, et en partie seulement à la combinaison supplémentaire, c’est-à-dire aux serre-tête du même modèle mais montés sur des casques de modèle ou de taille autre que ceux qui sont spécifiés. Il est exigé de mettre à disposition les informations sur la gamme de casques testés avec les serre-tête, et dont les combinaisons satisfont à la présente norme.


- EN352-4 : Partie 4 : serre-tête à atténuation dépendante du niveau


Cette norme européenne est applicable aux serre-tête à atténuation dépendante du niveau. Elle spécifie les exigences en matière de construction, de conception, de performances, de méthodes d’essai et de marquage ainsi que les informations destinées à l’utilisateur pour ce qui concerne l’incorporation du dispositif d’atténuation dépendante du niveau.


- PR EN352-8
: Partie 8 : serre-tête audio de divertissement

Cette norme spécifie les exigences en matière de construction, de conception, de performances, les méthodes d’essai et les exigences de marquage ainsi que les informations destinées à l’utilisateur relatives à l’apport du dispositif électro-acoustique de divertissement(à consulter également les normes EN458, EN13819...)

Normes et réglementations relatives aux lunettes de protection


Les lunettes de protection sont destinées à protéger les yeux des influences extérieures telles que les éclats, la poussière et les rayonnements.
Dans le cadre professionnel, elles font partie des équipements de protection individuelle (EPI). Les normes qui régissent la protection des yeux sont les normes SN EN 165:2006.

La norme la plus courante est la EN 166 (protection individuelle de l’œil, spécifications). Elle spécifie le marquage obligatoire de la monture et des oculaires. Elle spécifie également avec la norme EN 168 les tests de résistance mécanique. (voir toutes les normes)


En ce qui concerne la lunette de protection, les montures doivent obligatoirement comporter les marquages suivants :


- Le sigle et l’identification du fabricant (logo ou marque)
- Le numéro de la norme EN (si les lunettes font références à la norme)
- Les différents symboles du domaine d’utilisation(2) et de résistance mécanique(1)


1) Signification des symboles de résistance mécanique :


S – Solidité renforcée, résiste à une bille de 22 mm et de 43 gr tombant de 1,30 m (protection maximum pour les lunettes à branches)
F – Impact à faible énergie, résiste à une bille de 6 mm et de 0.86 gr à 45 m/s
B – Impact à moyenne énergie, résiste à une bille de 6 mm et de 0,86 gr à 120 m/s (protection maximum pour les lunettes masques)
A – Impact à haute énergie, résiste à une bille de 6 mm et de 0,86 gr à 190 m/s (protection maximum pour les protecteurs faciaux)
Pas de symbole solidité minimale, si les symboles S, F, B et A ne sont pas communs à l’oculaire et à la monture, alors c’est le niveau le plus faible qui doit être assigné au protecteur complet.


2) Signification des symboles du domaine d’utilisation :


3 – Gouttelettes ou projections de liquides
4 – Grosses particules de poussières > 5 microns
5 – Gaz et fines particules de poussières


Les marquages oculaires doivent comprendre les éléments suivants :


- Identification du fabricant
- Les différents symboles du domaine d’utilisation(3) et de résistance mécanique(1), selon les essais demandés par le fabricant.
- La classe optique(2)
- Le numéro d’échelon pour les oculaires filtrants


1) Signification des symboles de résistance mécanique :


S – Solidité renforcée, résiste à une bille de 22 mm et de 43 gr tombant de 1,30 m
F – Impact à faible énergie, résiste à une bille de 6 mm et de 0.86 gr à 45 m/s
B – Impact à moyenne énergie, résiste à une bille de 6 mm et de 0,86 gr à 120 m/s
A – Impact à haute énergie, résiste à une bille de 6 mm et de 0,86 gr à 190 m/s
K – Résistance à la détérioration des surfaces par les fines particules (optionnelles)
N – Résistance à la buée (optionnelle)


2) Symboles pour la classe optique :


1- Travaux continus (meilleur qualité)
2- Travaux intermittents
3- Travaux occasionnels avec interdiction de port permanent (qualité la plus basse)


3) Signification des symboles du domaine d’utilisation :


3 – Gouttelettes ou projections de liquides
8 – Arc électrique de court-circuit
9 – Métal fondu et solides chauds
Pas de symbole : usage général. Risques mécaniques non spécifiés et risques engendrés par les rayonnements U.V, I.R, solaires et visibles.


Afin d’illustrer la signification des marquages, on prendra l’exemple d’une paire de lunettes avec les caractéristiques suivantes :


-Type : Lunettes enveloppantes mono-oculaire. Embouts SOFTFLEX


-Matériaux : Branches : Grilamid & Elastomère


- Oculaires : Polycarbonate incolore PC AS UV
* Anti-impact * Anti-rayures * Anti-UV
* Anti-produits chimiques
Polycarbonate incolore PC AF UV
* Anti-impact * Anti-rayures * Anti-UV *Anti-buée
* Anti-produits chimiques *Anti-statique


-Homologations: Monture : EN166 -F
Oculaire : EN 166 -1F EN170 2-1,2 (Filtre UV)
Qualité optique: Classe 1


La monture certifié EN166 atteste que la monture protège l’œil contre les nuisances susceptibles d’endommager l’œil à l’exception des rayonnements d’origine nucléaire, rayon X, laser ou infrarouge. Le sigle "F" traduit une résistance des lunettes à une faible énergie.
Les oculaires certifiés EN166 -1F ont les mêmes spécificités que pour la monture, sauf que la classe optique « 1 » précise que les oculaires sont destinés à un usage continu, apportant la garantie que la qualité est suffisante pour une utilisation fréquente.


Le lexique ci-dessous définit certains termes techniques couramment employés :


- Polycarbonate : matière organique virtuellement incassable, 40 fois plus résistant et trois fois plus léger que le verre, de qualité optique parfaite, filtration U.V. : 100%
- Acétate : matière organique généralement utilisée pour les masques, bonne résistance à l’impact, filtration U.V. : 100%
- Nylon : grâce à un procédé d’hydratation unique, le nylon est un matériau léger, souple, indéformable et d’une solidité incomparable. Sert à la fabrication des montures.
- Antibuée : traitement permanent contre la buée sur le polycarbonate ou l’acétate
- Visible : partie du spectre entre 380 et 780 nm. Provoque un photo traumatisme de la rétine à forte puissance
- Ultra-violet : partie du spectre invisible inférieur à 380 nm. Provoque la conjonctivite.
- Infrarouge : partie du spectre invisible, dangereux entre 780 et 2000 nm. Provoque la cataracte.


Conseils pratiques pour ceux qui mettent des lunettes de protection en circulation :


• Si vous recevez des lunettes de protection finies de votre fournisseur, exigez qu'il vous donne la déclaration de conformité correspondante et contrôlez en particulier si la dénomination de la monture et des verres est correcte au sens de la norme européenne EN 166 : 2002 « Protection individuelle de l'œil – spécifications ».


• Si vous recevez monture et verres séparément (du même fabricant ou de fabricants différents), exigez à chaque fois la déclaration de conformité et contrôlez si la dénomination est correcte au sens de la norme européenne EN 166 : 2002.


Indiquez à vos clients pour quelles activités et à quelles occasions les lunettes de protection peuvent être employées et pour lesquelles elles ne conviennent pas en vous référant à la déclaration de conformité du fabricant ou du fournisseur de la monture et des verres. Une attention particulière doit être portée au domaine d'utilisation des lunettes.
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