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Actualité, législation et normes pour l'équipement des professionnels

Normes de sécurité des aires de jeux Décret n° 96-1136


Depuis la fin des années 60, l’apparition d’installations d’aires collectives en zone urbaine s’est progressivement généralisée en France et en Europe.


Ce développement s’est accompagné d’accidents qui sont à l’origine de la codification de règles techniques, que ce soit au niveau de la conception, de l’installation et de l’entretien des équipements de jeux.
En France, c'est le Décret n° 96-1136 qui édicte la réglementation spécifique en terme de respect de la sécurité des équipements installés dans les aires de jeux ainsi que de son environnement.


Qu’est-ce qu’une aire de jeux et un équipement d’aire de jeux ?

Une aire de jeu, c’est un espace dédié, aménagé et équipé pour être utilisé, collectivement, par des enfants à des fins de jeux.
Les équipements de jeux sont définit par la réglementation comme étant des structures simples ou combinées : les toboggans, ponts de singe, cabanes, tourniquets, balançoires, jeux de rondins de bois, jeux sur ressort, bascules, téléphériques.
Ne sont pas des aires de jeux (mais peuvent en comporter) : les piscines, parcours de santé, salles de gymnastique, sites d'escalade artificielle de hauteur supérieure à 4m, les structures sportives de proximité, les terrains sportifs.


Concernant la réglementation, voici les éléments indispensables à respecter afin d’être en conformité avec le Décret n° 96-1136 :


L’affichage

- A l’entrée de l’aire : le nom, adresse du gestionnaire ou de l’exploitant
- Sur ou à proximité de chaque équipement, la tranche d’âge à laquelle chaque jeu est destiné et les mentions d’avertissements relatives aux risques liés à l’utilisation (les pictogrammes sont acceptés).


Le choix du site

- L’aire de jeux doit être protégée contre les risques liés à la circulation des véhicules à moteur, et à certaines activités (jeu de boules, VTT, barbecue etc.)
- Les plantes et arbres doivent être choisis, implantés, protégés pour ne pas provoquer d’empoisonnements ou de blessures.


L’aménagement

- Tout obstacle ne faisant pas partie du jeu ou de la zone de sécurité doit être supprimé (entre 1,5 à 2,5 mètres autour du jeu) ;
- Les zones à risques doivent être matérialisées (balançoires, tourniquets, ...)
- Tout risque de noyade ou d’infection pour les jeux utilisant de l’eau doivent être écartés
- L’hygiène des bacs à sable doit être vérifié
- Les adultes doivent pouvoir accéder à tous les endroits du jeu où un enfant est susceptible de se trouver
- La vérification de la stabilité des équipements et fixation est obligatoire.


Les revêtements


Les zones sur lesquelles les enfants sont susceptibles de tomber alors qu’ils utilisent les équipements doivent être revêtues de matériaux amortissant appropriés.


Entretien et maintenance


Les plans d’entretien et de maintenance doivent apporter des indications sur la nature et la périodicité des contrôles ainsi que sur la qualification des personnes chargées d’exécuter les opérations.


Qui s'occupe de contrôler le respect de la réglementation en vigueur ?


En ce qui concerne la conformité des aires collectives de jeux, c’est la DGCCRF (Direction Général de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) qui contrôle la conformité des aires de jeux et des équipements au règlement.
Leur mission est d’obliger les gérants ou exploitants respecter les normes de sécurité, sous peine d’avertissement et procès verbal en cas de récidive. Cela peut notamment découler sur la suspension de la mise à disposition de l’accès à l’aire de jeux ou de l’équipement.


En 2008, cet organisme a contrôlé 1656 aires collectives de jeu. Les enquêteurs ont pris 216 mesures de police administrative, ont effectué 458 rappels de réglementation et 21 procès verbaux ont été transmis aux procureurs de la République.
Cette enquête montre que les exploitants et gestionnaires connaissent leurs obligations réglementaires mais qu’un nombre important d’entre eux ne respectent pas leurs obligations documentaires, destinées à assurer une traçabilité des interventions.

La certification NF Mobilier Education dans les établissements scolaires

La certification NF mobilier éducation est un instrument efficace, permettant d’assurer la conformité du mobilier en termes de sécurité, de durabilité, d’ergonomie du produit, ainsi qu’au niveau du respect des normes françaises et européennes.


Elle appartient à la marque NF mobilier professionnel, propriété de l’AFNOR, regroupant un ensemble de certifications pour 5 secteurs différents : COLLECTIVITÉ, CRÈCHES, ÉDUCATION, SANTÉ, TECHNIQUE.


L’AFNOR a nommé l'Institut Technologique FCBA (Forêt, Cellulose, Bois construction, Ameublement) comme organisme certificateur officiel de la marque NF mobilier professionnel. C’est le seul organisme mandaté pour certifier un meuble NF mobilier éducation.


Au regard de la loi, la certification NF pour les mobiliers scolaires n’est pas obligatoire, puisque selon le code des marchés public, le mobilier se doit uniquement de respecter les normes françaises ou équivalentes. Néanmoins, la certification NF Education peut constituer une preuve de conformité du mobilier aux normes françaises.


En effet, bien souvent les établissements scolaires souhaitant acquérir du mobilier n’ont pas les moyens de vérifier la conformité de la chose face au fabricant. L’intervention d’une tierce personne tel que cet organisme, peut servir de preuve du respect aux normes en vigueur. Car il établit objectivement des tests, à la fois par des laboratoires, un audit de l’entreprise, et des inspections régulières de l’établissement.


Bien connu des collectivités, cette certification est désormais couramment prescrite comme critère dans le CCTP des appels d’offres. (exemple de CCTP)

Concernant les tableaux d’écriture installés dans les établissements d’enseignement, ceux-ci doivent être conforme à la norme NF EN 14434. C’est une norme européenne prescrivant des critères de sécurité, de résistance et de durabilité pour les surfaces d’écriture et leur structure. La preuve de conformité doit systématiquement être délivrée.

Certification PEFC : enjeux et fonctionnement


Au cours des dernières décennies, les échanges mondiaux de produits forestiers ont augmenté de 50% tandis que 10 millions d’hectares de surfaces forestières disparaissaient.

Afin de trouver des solutions en faveur de la préservation de la forêt et de la lutte contre la déforestation, le « Programme for the Endorsement of Forest Certification schemes » (PEFC) a été mis en place au niveau mondial.

Le PEFC est une certification accordée aux exploitants forestiers mettant en place une gestion durable de leurs forêts, prenant en considération les contraintes liées à la maîtrise des effets écologiques, économiques et sociales.

Qu’entend-t-on par gestion durable des forêts ?

C’est une notion définie de façon nuancée, qui a donné naissance à des processus différents selon chaque continent: conférence d’Helsinki pour l’Europe, Montréal pour l’Amérique du nord et Tarapoto pour l’Amérique latine.

Le processus Européen repose sur six critères :


- maintien des capacités de production biologique
- maintien du bon état sanitaire
- satisfaction de la fonction de production de bois
- respect de la biodiversité
- protection du sol et des eaux
- fourniture des diverses “aménités" (accueil du public, paysage…)

PEFC fédère
aujourd’hui une trentaine de systèmes de certifications nationales à travers le monde et couvre 180 millions d’hectare, soit 6% des forêts exploitées partout dans le monde.


Pour adopter la chaîne de contrôle PEFC, une entreprise doit passer par les étapes suivantes :


1. Adhérer à la certification PEFC en contactant PEFC-France qui lui indiquera le montant de la contribution à acquitter pour l'utilisation du logo PEFC (marque déposée).
Cette contribution est calculée en fonction du chiffre d'affaire de l'entreprise (tarifs 2006):
- moins de 0,5 M € : 103 €
- de 0,5 à 2,5 M € : 412 €
- de 2,5 à 12,5 M €: 1 030 €
- de 12,5 à 62,5 M € : 3 090 €
- plus de 62,5 M € : 5 150 €

2. Mettre en place une chaîne de contrôle des bois PEFC;

3. Faire vérifier sa chaîne de contrôle par un organisme vérificateur agréé par PEFC France. Le coût de l'audit est fonction de la taille de l'entreprise et de l'organisme vérificateur choisi;

4. Obtenir l'attestation délivrée par cet organisme.

Ainsi l’entreprise disposant de la certification obtiendra un avantage compétitif, car il permettra de garantir l’authenticité de la provenance des produits bois approvisionnés et commercialisés, de forêts gérées par des
personnes soucieuses de l’environnement.

Plan de développement du Numérique dans les écoles rurales

Le 2 février 2009, à l'occasion du plan de relance du gouvernement, le Premier ministre a annoncé un investissement sans précédent pour les communes rurales, d'une enveloppe budgétaire de 50 millions d'euros à destination de 5000 écoles, situées dans les communes rurales de moins de 2000 habitants.

L'objectif de ce projet est de développer l’usage des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement, spécifiquement pour les écoles rurales. Ce projet s'étend actuellement, puisqu’une annonce datant du 30 novembre 2009 par Luc Chatel, Ministre de l'Education, informe de l'octroi de 17 millions d'euros supplémentaires afin de pouvoir équiper non plus 5000 mais 6700 écoles au total.

La signature d'une convention entre le Ministère de l'Education et l'Association des maires ruraux de France établit les modalités de coopération dans le cadre du déploiement du plan de développement Numérique dans les écoles rurales.

Chaque inspecteur d'académie a réalisé un appel d'offre départemental, sollicitant l'attention des responsables pédagogiques des écoles volontaires, ainsi que les maires des écoles concernées. Ce sont à eux de réaliser les démarches administratives afin de pouvoir postuler à la subvention.

Qu’est ce qu’une école numérique interactive ?

C’est une école comprenant nécessairement des ordinateurs en nombre suffisant, un tableau blanc interactif, un accès internet à haut débit, une mise en réseau des équipements, la sécurisation des accès à internet et des ressources numériques à intérêt pédagogique.

Après dépôt et acception du leur dossier de candidature, les écoles retenues ont le droit à deux subventions :


  • 1000 euros de subventions pour acquérir les ressources numériques pédagogiques (logiciels).
  • Jusqu’à 9000 euros de subventions allouées pour l'achat d'équipements numériques prescrit par le ministère, incluant un tableau numérique interactif et des ordinateurs.
En contrepartie, les communes devront s'engager à financer la mise en réseau de l'équipement, l'abonnement à haut débit internet ainsi que sa sécurisation.

Le projet de développement pour une école se décompose en 4 étapes:

Équipement et sécurisation

Une FAQ a été mise en place pour répondre à toutes les questions relatives aux infrastructures et les services numériques de base qui doivent composer une "école numérique rurale".
Consulter la FAQ

Prise en main et formation

La prise en main des matériels sera effectuée par les fournisseurs. Une formation et un accompagnement seront ensuite dispensés aux enseignants par l’Éducation nationale.
Consulter le guide des formations

Usages pédagogiques

Des scenarii pédagogiques devront être produits et mutualisés sur la base PrimTICE

Ressources numériques pédagogiques

À choisir dans un catalogue disponible en ligne.

Au 02 février 2010, 4933 écoles ont déjà été retenues pour ce dispositif.

Les écoles voulant se porter candidats peuvent télécharger les dossiers suivants :

- Cahier des charges
- Acte de candidature
- Modèle de convention locale

Techni-Contact.com vous propose les matériels et équipements nécessaires à la mise en place de la numérisation de votre école. N'hésitez pas à nous contacter.
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