
Tableau blanc interactif scolaire : l'avenir de l'éducation ?

Un classement établi lors du 36ème Forum économique mondial, en janvier 2006, a placé la France à la 22ème place des pays les mieux dotés en technologies de l'Information et de la Communication (TIC), loin derrière la plupart de nos homologues européens. La même étude indique que les autres pays européens jouissent d'un classement plus favorable en raison d'un système scolaire largement axé sur l'innovation.
Suite à ces constats, la Commission européenne a lancé une étude auprès des principaux acteurs du système éducatif en Europe, en interrogeant plus de 20 000 instituteurs utilisant de manière fréquente les TIC dans le cadre de leur enseignement. Selon cette étude, dont les résultats ont été publiés en octobre 2006, 80% des instituteurs interrogés pensent que les élèves sont plus motivés et plus attentifs lorsqu’on utilise des ordinateurs et l'outil Internet en classe et qu’ils en retirent d’importants avantages du point de vue de l’apprentissage.
Conscients de ces enjeux et forts de ces constats, le Ministère de l'Education Nationale et le Ministère de l'enseignement supérieur et de la Recherche ont signé, en février 2007, un accord fondamental visant à distribuer les premiers échantillons de tableaux de classe à forte valeur technologique au sein des Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (les IUFM).
Ces tableaux blancs interactifs de classe offrent la possibilité aux élèves et aux enseignants de travailler de façon réellement collaborative, en améliorant sensiblement leur interactivité et leur participation. Les élèves ont enfin l'occasion d'être placés dans une posture d'acteur. L'aspect innovant et moderne de ces tableaux interactifs (pouvant être munis de supports pour en améliorer le confort et de logiciel pour en dynamiser la performance) permet d'éveiller la curiosité des élèves en classe et de stimuler au mieux leur attention.
Cet outil, qui place la motivation et les capacités de mémorisation des élèves au cœur de l'enseignement, permet en outre, par sa simplicité d'utilisation et la rapidité de ses applications, d'en finir avec les temps morts et de générer des gains de temps qui sauront être appréciés par les instituteurs.
Avec une grande diversité de supports disponibles, dont les textes, les documents visuels et sonores, les vidéos, une bibliothèque de plus de 5000 références personnalisables; et des fonctions à la pointe de la modernité, comme le montrent la possibilité enregistrer, de modifier et de partager des informations, la reconnaissance automatique des outils mathématiques et de n'importe quelle forme, la fonction magnétoscope, l'appareil photo, le clavier virtuel... la haute-technologie est désormais accessible à tous.
De cette manière, une technologie à la pointe de l'innovation se met au service de l'Education pour la revêtir d'un statut novateur et en fait par la même occasion un précurseur du progrès.
Après cela, des questions peuvent paraître bien légitimes : quel est le secret du fonctionnement d'un tel système?
Nous sommes très souvent tentés de redouter la complexité d'utilisation de produits totalement nouveaux. Mais le mode de fonctionnement est ici assez simple. Un vidéoprojecteur assure la liaison entre un ordinateur et le tableau interactif. L'instituteur peut ainsi enregistrer des informations sur son ordinateur et les diffuser sur le tableau aux élèves. Ceux-ci peuvent, de la même manière, écrire au tableau des éléments qui seront directement transmis sur l'ordinateur de l'instituteur.
Les informations circulent dès lors dans les deux sens, très rapidement, au profit d'une interactivité améliorée.
L'usage optimisé de solutions interactives en classe comme réponse à la demande numérique croissante... Voilà qui ouvre des perspectives bien prometteuses....












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